Aller au contenu
  • Applis de rencontre
  • Rencontres IRL
  • Fatigue du swipe

Rencontre IRL : même le patron de Tinder le reconnaît

Le CEO de Tinder reconnaît que les utilisateurs veulent se rencontrer en vrai, alors qu'un exode massif déserte le swipe. Premeets répond à ce besoin.

Par Mathis Mauprivez

5 min de lecture

Dégradé Premeets avec le titre « Rencontre IRL : même le patron de Tinder le reconnaît » et l'application Premeets affichée sur un smartphone
Sommaire
  1. Le patron de Tinder reconnaît le virage
  2. Un « exode massif » loin du swipe
  3. Même Wall Street ne récompense que le pivot vers le réel
  4. Les célibataires retournent au concret
  5. Premeets : le réel depuis le premier jour
  6. En résumé

Le patron de Tinder vient de l’admettre sans détour : les célibataires veulent se rencontrer en vrai, et son application « s’adapte » à ce constat. Cet aveu tombe au moment où un « exode massif » déserte le swipe selon le New York Post, et où Wall Street ne récompense Match Group que sur la promesse d’un virage vers la rencontre IRL. Un signal qui vient enfin de l’intérieur du secteur, et qui confirme ce que Premeets défend depuis sa création.

Le patron de Tinder reconnaît le virage

Spencer Rascoff, directeur général de Match Group et de Tinder depuis 2025, a affirmé que Tinder ne fuyait pas le fait que les jeunes célibataires préfèrent se rencontrer en personne plutôt qu’en ligne, selon The Standard. Il s’appuie sur une étude interne menée par Match Group pour justifier ce changement de cap.

« We have so much research that shows that people want to meet in person, at events, including from this new study. » (Spencer Rascoff, cité par The Standard)

Cette même étude révèle que 61% des adultes célibataires britanniques souhaiteraient que leur vie sociale se passe davantage en face à face, alors même que 43% d’entre eux socialisent surtout via un écran, une proportion qui grimpe à 51% chez la génération Z, selon The Standard. Autre chiffre révélateur de la même enquête : seulement 4% des jeunes de la génération Z ont rencontré leur dernier partenaire dans un bar, un pub ou une boîte de nuit.

Un « exode massif » loin du swipe

Si Tinder parle d’adaptation, le New York Post emploie des mots plus durs : les célibataires abandonnent le swipe en masse, lassés de ne pas y trouver l’amour véritable, d’après le New York Post. Selon un sondage Harris de 2026 cité par le même article, trois quarts des Américains estiment désormais que les applis de rencontre ont rendu les relations amoureuses transactionnelles.

Les chiffres financiers viennent appuyer ce constat :

  • Tinder : utilisateurs actifs mensuels en baisse de 7% sur un an en mars, utilisateurs payants en recul de 5% à 8,5 millions et chiffre d’affaires en baisse de 1% à environ 457 millions de dollars au deuxième trimestre, selon Fortune
  • Bumble : utilisateurs payants en chute de 16,4% à environ 3,2 millions et revenus en baisse de 15,2% à 210,5 millions de dollars au deuxième trimestre, selon TechNewsWorld
  • Bumble vient d’accepter d’être racheté pour 1,3 milliard de dollars, contre une valorisation de 14 milliards lors de son entrée en Bourse en 2021, selon le New York Post
  • Match Group avait licencié 13% de ses effectifs l’an dernier, Bumble 30% en juin, toujours selon le New York Post

Pour le professeur Marshall Van Alstyne, cité par le New York Post, les applis ont d’abord créé de la valeur en facilitant les rencontres, avant d’entrer dans une phase qu’il qualifie d’extractive.

« Initially, they were creating a lot of value to get folks on board, but now they’ve entered the extractive phase. » (Marshall Van Alstyne, cité par le New York Post)

Même Wall Street ne récompense que le pivot vers le réel

Depuis sa prise de poste, Spencer Rascoff a introduit un indicateur interne baptisé « sparks », qui mesure les conversations entre utilisateurs matchés allant jusqu’à au moins six échanges, un seuil jugé plus propice à une rencontre réelle, selon Fortune. Tinder a aussi lancé des événements en personne dans plus de 50 villes dans le monde, avec déjà plus de 1 700 rencontres organisées et l’objectif d’atteindre 75 villes avant la fin de l’année, d’après le New York Post et The Standard.

Match Group a par ailleurs augmenté de 50 millions de dollars le budget marketing de Tinder cette année, toujours selon le New York Post, et prévoit un chiffre d’affaires annuel compris entre 885 et 895 millions de dollars pour 2026, en recul de 2 à 3% par rapport à l’an dernier malgré la croissance de Hinge, dont les revenus ont progressé de plus d’un cinquième au deuxième trimestre, d’après The Standard. Les marchés ne valorisent donc plus la promesse du swipe illimité, mais celle d’un retour au contact réel.

Les célibataires retournent au concret

En parallèle, les méthodes plus anciennes reviennent en force. Le New York Post relève que les clubs de course à pied, les ligues de pickleball et le recours à des matchmakers humains attirent de plus en plus de célibataires désillusionnés, citant la société Tawkify dont la croissance atteindrait 30% par an. Les événements pour célibataires organisés sur Eventbrite auraient même doublé entre 2022 et 2025, selon la même source.

Ce retour au tangible prend parfois des formes inattendues, comme l’écriture de lettres manuscrites pour lutter contre la lassitude des applis, une tendance évoquée par DC News Now. Le point commun de toutes ces pratiques : sortir de l’écran pour retrouver un contact direct, sans attendre qu’un algorithme décide à votre place.

Premeets : le réel depuis le premier jour

Ce que les dirigeants de l’industrie découvrent aujourd’hui, Premeets le pose comme point de départ. Plutôt que de swiper des profils au hasard à des kilomètres de distance, l’application montre qui a prévu le même endroit au même moment : un bar ce soir, un festival ce week-end, un hôtel ou un camping pendant un séjour.

Le contexte vient donc avant le profil, pas l’inverse. On discute avec des personnes qui seront réellement là, pour organiser une rencontre qui a lieu dans les jours qui suivent, pas dans un horizon flou. Et comme Premeets couvre aussi l’amitié et les sorties entre voyageurs, il répond au même besoin que celui mis en avant par les études citées plus haut : élargir sa vie sociale en dehors de l’écran, que l’on parte seul ou en groupe.

En résumé

L’aveu vient enfin de ceux qui ont construit le modèle du swipe : le réel manque, et les chiffres de Tinder comme de Bumble en sont la preuve. Pendant que l’industrie tente de rattraper ce virage à coups d’événements et de nouveaux indicateurs, Premeets construit la rencontre autour du lieu et du moment depuis le début.

Sources

Les informations de cet article s’appuient sur les sources suivantes.

  1. Singletons want to meet in real life – we’re embracing that, says Tinder boss - London Evening Standard (The Standard, 20 octobre 2026)
  2. Countering dating app burnout with letter writing - DC News Now (Dating apps EN, 19 octobre 2026)
  3. Dating apps getting desperate after 'huge exodus' of users deciding swiping won't find them true love - New York Post (New York Post, 19 octobre 2026)
  4. Tinder revolutionized dating, then stopped innovating. Its CEO is racing to win users back - Fortune (Fortune, 19 octobre 2026)
  5. The Bumble Teardown: Why AI Is Swiping Right on the Dating App Market - TechNewsWorld (TechNewsWorld, 19 octobre 2026)

Prêt à rencontrer avant d’arriver ?